Les mythes revus et corrigés pour le meilleur... Et pour le pire !

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mercredi 26 mars 2014

Le déluge, pour un monde propre !

Le mythe du Déluge, un mythe qui est présent dans beaucoup de civilisations anciennes. Car oui, apparemment les Dieux, qu'ils soient uniques, multiples, grecs, arabes, juifs, nordiques et même mayas...Ils ont tous la même façon de faire le ménage. Un peu comme une machine à laver universelle je suppose.

Ainsi, voulant nettoyer notre bonne planète de la vermine (nous), Dieu, ou les Dieux, envoient un déluge. Bien sûr, Dieu va s'ennuyer sans nous donc il en garde deux et leur donne la charge de s’occuper de tous les animaux et autres du monde et de les faire survivre.

D'où la construction d'un arche et ainsi de suite, et ainsi de suite...

 Ce mythe du déluge a servi d'inspiration pour des artistes, des fous, des superstitieux, des vendeurs de bunkers, et même des réalisateurs !

Le déluge par Léon Comerre
Nous avons ici un peintre inspiré par le mythe, mais qui à sa propre opinion et qui sait que la vermine est difficile à tuer d'où la démonstration en peinture...

Film 2012 
Bien sûr, le film 2012 s'inspirant du calendrier maya et du déluge, un film apocalyptique comme on les aime !

Le monde se détruisant, l'humanité construit quoi ? Un arche ! Mais moderne cette fois, le confort, et une vue sur la mer garantie ! Bien sûr c'est pas pour tout le monde, faut avoir les moyens ; faudrait pas que le petit peuple survive n'est-ce pas? 

Après tout, si quelqu'un a appuyé sur le bouton de la machine à laver c'est pour une raison : enlevons la corruption de notre monde ! Bon au moins ils ont fait l'effort de sauver les scientifiques et autres savants. Ben oui, sinon c'est retour à l'Age de Pierre ! 

Le réalisateur s'est bien inspiré du mythe du déluge et de l'arche de Noé, tout y est : le déluge, ce grand nettoyage de printemps, et l'arche ! Mis à part le fait que c'est destiné aux élites, tout y est ! Un mythe repris façon moderne et ma foi, pourquoi pas?


Noé, le nouveau film de Darren Aronofsky qui est tant attendu par le public. Inspiré par le mythe présent dans la Bible, Noé promet d'être un grand spectacle d'action et de catastrophe !

D'après le peu que j'ai pu voir sur ce film, nous pouvons penser qu'il respecte le mythe autant que possible avec bien sûr quelques ajouts du réalisateur pour rendre l'histoire encore plus intéressante.

Faisons la liste :
- Noé, c'est bon. (ouf !)
- le déluge, aussi. (mince il y a pensé aussi !)
- un arche de bois. (incroyable, magnifique !)
- les animaux ( faudra faire l'appel je pense...)
- et enfin Dieu... (mais pas en personne, juste là mais sans être là, enfin vous voyez quoi.)

Le film Noé donc qui suivrait le mythe d'après ce qu'on peut en dire, avec bien sûr quelques ajouts de friction entre humains sur le côté. Ben oui il y a une raison si on lance le grand nettoyage après tout !

Conclusion, le mythe, malgré quelques modifications, a été quelque peu suivi dans le film 2012, mais on attend au tournant le film Noé qui devrait normalement nous offrir une version plus fidèles de notre catastrophe naturelle préférée (ou pas).

Salutations,

Nathanaël




samedi 22 mars 2014

Parodions les mythes


Aujourd’hui, dévions un peu de nos analyses habituelles ! Je viens vous parler des mythes présents dans un livre en particulier : c'est une BD très récente qui a pour titre Freaks' Squeele, et pour scénariste-dessinateur-encreur-coloriste Flaurent Maudoux.

Beaucoup de talent ce garçon !

dernier tome, paru à la rentrée 2013 (source image)
Au carrefour entre différents styles, Freak’s Squeele tient du comics américain, du manga et de la BD de chez nous, alternant également noir&blanc et bonus en couleur… Mais surtout il foisonne de mythes revisités. Jetons-nous dessus !


Avec cette BD, il ne faut bien sûr pas s’attendre à du sérieux. Elle est riche de références, mais quasi-toujours avec une dimension parodique, voire ironique : c’est son charme !

Surfant sur la mode des écoles magiques (on pense direct à Harry Potter), le lecteur découvre la vie quotidienne d’étudiants étranges dans une école pour super-héros.

Carrément mon pote (source image)
Vous trouverez un loup-garou timide, qui coud main des peluches adorables. Vous trouverez également une armée de bonhommes en pain d’épices, malfaisants et qui veulent conquérir le monde (rien que ça !)

Comment conquérir le monde avec des bonhommes en pain d'épice : tout un programme... (Source)
 Il y a aussi, dans la très large panoplie de personnages plus riches et décalés les uns que les autres : 
un chevalier errant (du moins ce qu’il en reste) pervers, une démone toute de joie et de rire, un squelette fabriqué à des fins scientifiques (alors qu’il prétend avoir vécu la guerre), une amazone magical-girl,... 

Ou encore une épreuve de stylisme de costume pour super-héros (source image)
Quand les mythes sont parodiés volontairement, ça peut donner quelque chose de vraiment sympa ! Bref, même si ce bouquin peut paraitre un peu beaucoup extrêmement farfelu, je vous le recommande !

Sur ce,
Salutations Parodiques,

Lise

dimanche 16 mars 2014

Au bout du conte...

Quand les contes populaires sont réinterprétés intelligemment 

«Le petit chaperon rouge» revisité par la photographe Sarah Moon. Au programme : contraste et ambiance inquiétante

Si vous aussi, vous avez souffert des révélations de Bettelheim concernant les contes de votre enfance, sachez que je compatis. Bettelheim se fonde sur une analyse freudienne en exploitant le mythe d’Œdipe pour mettre en évidence les symboles phalliques, la cruauté et autres réjouissances dans nos histoires préférées. Ces histoires, à première vue, innocentes cachent en réalité une lecture implicite plus tumultueuse. Chagrinés d'avoir octroyé une confiance aveugle dans ces lectures, vous vous demandez si Bettelheim ne serait pas un vieux pervers décatis ayant pour unique but de déceler les connotations sexuelles dans nos contes favoris ? J'ai le regret de vous annoncer que la lecture psychanalytique des contes est lue et approuvée par tous les intellectuels. La puissance du conte réside dans son caractère didactique et initiatique. La multiplicité des symboles ainsi que la relecture de certains mythes immémoriaux (Œdipe...) sont nécessaires pour l'éducation de l'enfant.
Au risque d'en décevoir plus d'un, les films d'animation Disney ne respecte en rien les symboliques et messages forts présents au sein des contes originels. En occultant la charge émotionnelle de ces symboles, les Disney privent le conte de sa visée éducative. Je m'adresse à vous fans et autres groupies : ne déplorez pas vos personnages préférés et n'invoquez pas dieu Mickey pour exiger réparation, puisque foultitudes d'autres œuvres réutilisant les contes il y a.
Les contes (pérennisés grâce aux frères Grimm et à Perrault) sont imprégnés dans notre inconscient et sont très régulièrement repris dans des œuvres, notamment artistiques comme le témoigne l'initiative de la photographe Sarah Moon (photo ci-dessus). 


De la même manière, l'oeuvre cinématographique contemporaine Au bout du conte d'Agnès Jaoui et de Jean-Pierre Bacri est particulièrement intéressante. L'initiative de réappropriation des mythes populaires dans une œuvre visuelle et moderne est particulièrement réussie.

Agathe Bonitzer dans le rôle symbolique du petit chaperon rouge et Benjamin Biolay figure du mal incarnant le loup légendaire dans une scène où la symbolique des couleurs est très forte.

Le duo infernal Jaoui/Bacri, connus pour leur finesse d'écriture et leur humour cynique, signe une comédie sentimentale ayant une dimension universelle grâce à la réutilisation des personnages des contes de fée. Ces derniers sont stéréotypés (le prince charmant, le grand méchant loup, la bonne fée, la méchante reine...) et participeront à former l’héroïne. Ils l'aideront à grandir bien que cette entreprise soit douloureuse. D'après Télérama, la force du film réside dans la volonté de mêler des personnages venant de milieux sociaux différents en quête de vérité. 



Bande annonce d'un film à l'humour subtil et décalé


Sur ce,

salutations légendaires

Agathe

mercredi 5 mars 2014

De sorcière à sorcier...

A quoi ressemblait une sorcière il y a plusieurs siècles? Mais oui, vous savez, au moment des persécutions et des chasses aux sorcières ? Salem, ça vous dit bien quelque chose? 
Et bah ce serait de là que viendrait l'origine de la sorcière, c'est-à-dire une FEMME qui vole sur un balai, qui a un nez crochu et un chapeau pointu. Ça y est, ça vous rappelle quelque chose?



       Source


En réalité, ce ne sont que de simples femmes, guérisseuses ou sage-femmes qui étaient accusées de faire de la sorcellerie.
Alors pourquoi ont-elles cette image? Faisons un peu d'étymologie: sorcière dérive du latin vulgaire "sortiarius" qui signifie "diseuse de sort", on pense qu'elles ont fait un pacte avec le Diable, qui est représenté par le chat noir.


Sabrina l'apprentie sorcière  Source


En 1996, il y a eu la première diffusion de cette série. Que peut-on en dire ?
Il y a un chat noir, mais la sorcière est GENTILLE, mais que s'est-il passé ????? L'image de la méchante sorcière toute repoussante ne devait plus faire autant d'effet que dans les dessins animés de Disney, alors la petite mignonnette a pris la relève.


Charmed    Source


Nous avons la même chose dans cette série télévisée qui date de 1998: trois sœurs sorcières qui veulent faire le bien. Comme c'est adorable !! Mais où est le balai et le chat noir ??


Au moins, on avait toujours affaire à des femmes, ce qui n'est plus le cas avec la SAGA Harry Potter. On est au summum de tout: il y a des hommes qui sont sorciers. Mais où est le passé le mythe ???


Harry Potter Source


1. Il est gentil, on a même pitié de lui
2. C'est un garçon qui fait ses études dans un château
3. Son animal est une chouette blanche
4. Les sorciers ont un sport fétiche: le Quidditch

Les seuls points qui rappellent les fameuses origines c'est le balai et... En fait c'est tout :s.

Conclusion? Le mythe a beaucouupppp évolué de l'Antiquité à maintenant. Seul un petit détail est présent à chaque fois, qui rappelle la vision d'origine de la sorcière.

Salutations magiques,

Améline.

samedi 1 mars 2014

Les dragons : Ces créatures légendaires !

Le dragon est sans doute l’animal mythique le plus connu et le plus représenté à travers le monde, sur tous les supports et de tous temps ! Véritable étape pour le héros, c'est aussi un mythe ancré dans toutes les cultures.
N'est-il pas majestueux ?

En règle général le dragon est donc ce qui va inclure l'histoire dans le merveilleux mais il est aussi l'étape essentielle pour passer du statut de "chevalier" ou de "looser" disons les choses franchement, à "héros". Ce statut s'obtient donc en tuant ce monstre sanguinaire qui est la cause de tous les malheurs. (Pauvre petit dragon, il a rien demandé lui... Non,non, je ne me la joue pas du tout Brigitte Bardot...)
" Saint Georges tue le dragon pour délivrer une jeune fille "
En somme, pendant des années, les récits ont mis en scène des dragons monstrueux, violents et dangereux, cruels et malveillants, puissants et destructeurs... (Ah toujours l'idée de reporter la faute sur quelqu'un... !) Mais c'était sans compter sur nos réalisateurs, producteurs, scénaristes, écrivains... bref sur nos artistes du XXème siècle qui vont changer cette représentation. (Pour notre plus grand bonheur, ou du moins en tout cas pour le mien et ceux des enfants >< )

Le dragon devient un être plus complexe, capable d’incarner le bien ou le mal, de jouer les rôles de monture, d'allié mais aussi parfois d'animal de compagnie ( Ok, dit comme ça, ça a l'air péjoratif mais bon, en même temps qui n'a jamais rêvé d'avoir un dragon... Allez soyez pas de mauvaise foi je sais que vous y avez déjà pensé au moins une fois dans votre vie) Donc les dragons passent du symbole du mal à celui d’un être sage, il reste à la fois un être familier et mystérieux mais il devient amical, aimable et attachant.

Premier exemple et pas des moindres : 
Falkor dans l’Histoire sans Fin

Avec son air d’adorable toutou, on n’a qu’une seule envie, lui faire un gros câlin et partir avec lui vers des contrées lointaines et inconnues. Le rêve d’un gamin quoi, même si le film ne vieilli pas très bien, pour nous autres, ce fut l'un des premiers dragons emplis de sagesse que nous avons rencontré.

Plus récemment on peut aussi citer Krokmou dans le film Dragons
Il a l'air si gentil ! Je craque :)
D’accord, il y a toute une ménagerie de dragons forts sympathiques dans ce film, mais  avouez-le, enfin si comme moi vous avez une âme d'enfant et que vous l'avez vu, celui que l’on préfère c’est évidemment Krokmou, un Furie Nocturne, le plus mystérieux, intrépide et adorable des dragons !

Passons maintenant à du Disney...
Ah ah je sens que certain ont envie de me dire que là ça ne peut pas être une réussite... Et bah si ! Tenez, prenez Mushu dans Mulan : le gardien des âmes perdues, le très puissant et très vénérable, le très indestructible Mushu, protecteur de la guerrière de Disney...
Eh bien il est celui qui donne toute la note d'humour à ce film, alors merci au gentil petit dragon qui sauve le film :)
Très puissant hein...

Transformer le vilain dragon en un compagnon attendrissant était donc un bon plan ! Alors chapeau mesdames et messieurs pour ce mythe retravaillé !


[ P. S : je ne pouvais m’empêcher de mentionner que pour la plupart d'entre nous, qui avons été accro à Pokémon, ceux de type dragon ont été ceux qui ont retenu toute notre attention... Ne riez pas, je sais très bien que tout comme moi vous avez tous galéré comme des idiots à entrainer un Magicarpe pour avoir un beau et fort Léviator ;p...]


A bon entendeur, salutations dragonniènes !

Line

dimanche 23 février 2014

Le Prince Charmant, nouveau modèle en stock


Dites-nous Mesdemoiselles : qui ici n’a pas rêvé de rencontrer le prince charmant ? Si, si, allez, avouez tout ! Et qui de vous Messieurs, n’a pas rêvé de conquérir sa belle ?

Mais au fait, il ressemble à quoi LE Prince Charmant des mythes, déjà ?

Je ne vous apprends rien (du moins j’espère) si je vous dis que c’est un Prince (en gros, richard, bien placé, et tout ce que voulez…), et qu’il est Charmant avec un grand C (en bref, il est beau, il est gentil, il est courtois, eeet tout ce que vous voulez…).

Mouais... Ou pas. (source image)

 Mais ça, c’était avant (non je ne fais de la pub pour personne) !
Observons simplement 3 des grands derniers films d’animations Disney ; la grande usine à rêve et à princes charmants à la pelle…

Princesse Raiponce :
(Source image)

Bon. Bin ya pas de prince là. ya juste un espèce de voleur looser, prétentieux, égoïste, limite ri-di-cule… Du moins en façade. Car tout est bien qui fini bien, comme toujours ! Cependant le stéréotype du prince charmant « sauveur de ces dames » commence à en prendre un coup…

Rebelle (Brave pour les anglophones) :
 
Haha. haha. On est d'accord, les tatouages, ça ne fait pas tout...(source image)
Là, carrément ! No prince charmant ! Il y a bien une foule de chefs claniques prétendants en-veux-tu-en-voilà, autour de la (re)belle… Mais pour une fois, l’histoire d’amour se retrouve éjectée de la narration. Et pourquoi pas ?

La Reine des Neiges (Frozen) :
Le dernier sorti ! Désolée si vous ne l’avez pas vu, mais il faut qu’on en parle !
Il est là le prince charmant, celui qu’on n’avait pas vu depuis longtemps : serviable, galant, aux petits soins, roux (roux ?!)… 
Qui se révèle finalement être juste un gros sal(biiiip) !

La jolie photo de famille ! (source image)
  
Bref, l’élu de la princesse sera le pauvre montagnard bourru, qui vit parmi les trolls moussus et les rennes : il faut de tout pour faire un monde !



En conclusion : bonne nouvelle pour vous Messieurs ; aujourd’hui, plus besoin d’être LE Prince Charmant mythique pour plaire à votre jouvencelle ! (Enfin… un peu de galanterie, ça ne fait pas de mal !)

Sur ce,

Salutations princières,


Lise